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ENSA Bourges : perspectives post-école et filière culturelle comme leitmotivs

L’ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE D’ART DE BOURGES N’EST PAS QU’UNE ÉCOLE D’ART. ELLE PROPOSE DES FORMATIONS PERSONNALISÉES ET DES PARCOURS DIVERSIFIÉS POUR VOIR AU-DELÀ DE LA CRÉATION ARTISTIQUE ELLE-MÊME ET FAVORISER AINSI LA MULTI-COMPÉTENCES. C’EST AUSSI UN ÉTABLISSEMENT QUI CROIT EN LA FILIÈRE CULTURELLE DU TERRITOIRE ET EN LA FORCE DE TOUS LES ACTEURS DU SECTEUR…

L’ENSA Bourges fait partie des 7 écoles d’art, sous tutelle directe de l’état, installées en région. Elle dispense, à ses 200 étudiants cosmopolites, l’option Art dans un contexte extrêmement riche d’échanges et d’ouvertures, dans un terreau historique et culturel des plus fertiles. Au programme : histoire de l’art, peinture, dessin, photographie, édition et gravure, vidéo et cinéma, art sonore, multimédia, volume et sculpture, céramique, pratique de l’écrit…

 

Des parcours personnalisés pour s’adapter aux réalités économiques

L’école ne forme plus seulement à devenir artiste. Le but de l’école et du parcours réalisé par les étudiants, est d’appréhender le marché du travail dès l’entrée. La réalité économique a changé et vivre de son art relève de l’idéalisme. L’approche est donc devenue globale pour avoir une pluriactivité affirmée pour une meilleure insertion professionnelle. Pour aller au-delà de la création, les parcours ne sont pas forcément liés à la création en elle-même, voire même totalement en dehors de l’artistique et du culturel. Ajoutée à une « base généraliste », la multi-compétences permet de s’adapter et d’être mobile intellectuellement à la fin du cursus. Pour l’étudiant, une idée, une motivation et tout peut changer pendant le parcours. Ainsi, l’école donne le choix pendant la formation, à la vue des découvertes, d’adapter la formation. Cette ouverture ne s’oppose pas à la formation à un métier, les deux sont complémentaires. Cette philosophie, permet d’accéder à tous les possibles en matière de création. C’est une pédagogie qui va à l’inverse d’école hyper spécialisée qui peut couper les élèves vers tout un champ de compétences. La visée reste professionnelle, mais cette amplitude peut s’appliquer à l’extérieur sur des domaines extra-artistiques comme entre autres les sciences ou bien l’enseignement. Pour exemple, cette jeune étudiante qui au fur et à mesure de l’utilisation des matériaux naturels a passé un CAP de jardinier avec pour objectif de proposer ses compétences artistiques en milieu naturel aux entreprises. Un artiste, aujourd’hui, ne peut pas être enfermé dans son atelier et dépendre uniquement d’un réseau resserré. Il doit inventer son mode de travail, être « artiste, mais pas que » pour pouvoir s’adapter. Le son va avec la musique, le cinéma avec la vidéo ou la photographie, la danse avec le théâtre, l’édition avec la création…

 

Une filière culturelle dans le creux de la main

L’ancrage en local et régional n’est plus un projet, mais bien une réalité. L’idée aujourd’hui est d’ouvrir encore plus l’école et de constituer une filière non dispersée avec d’autres établissements et de les relier sur des points de convergence. La filière art sur notre territoire, c’est l’ENSA, mais aussi l’INSA, l’ESPE, les lycées d’enseignements généraux comme Alain Fournier, ou plus professionnalisant comme Saint-Amand-Montrond et Vierzon… Des collaborations existent actuellement avec les filières scientifiques et de l’ingénierie : l’ENSA et l’IUT travaillent actuellement sur la résistance des matériaux en verre en lien avec la recherche scientifique, un parcours art-ingénieur se met en place avec l’INSA…

 

Toutes ces formations sont complémentaires et permettent aux étudiants de bifurquer s’ils le souhaitent. L’activité économique du bassin de Bourges tourne autour de l’industrie, de l’armement et de la culture. Ce n’est pas un hasard. Les formations ont un sens. Ce sont des sujets en connexion directe avec des milieux professionnels qui existent et les leviers sont favorables. Un groupe d’étudiants travaille actuellement sur les différents bâtiments de l’armée ou comment « rendre visible l’invisible ». Un travail en partenariat avec le ministère de la Défense autour des traces dans la ville, de l’histoire et de la sociologie des lieux. Sur le plan artistique, Bourges présente un écosystème très favorable. Il y a beaucoup d’artistes, de lieux de concerts et de spectacle (dont une scène nationale), de lieux d’exposition et d’associations (Emmetrop avec le Transpalette, Bandits Mages pour la vidéo et le multimédia, Mille Univers pour l’édition…). Bourges ouvre toute la gamme des possibles sans oublier Le Printemps de Bourges, impactant le commerce et l’économie locale toute l’année avec ses artistes, ses techniciens, ses acteurs culturels, ses touristes…

 

ENSA - 7 Rue Édouard-Branly - 18000 Bourges - 02 48 69 78 79 -

https://www.ensa-bourges.fr

 

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