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Retour aux sources

Comme le mentionne WIKIPEDIA, le Retour aux Sources est une caractéristique de la période Humaniste….

En toute humilité, je le précise, et avec la pointe d’humour qui permet de ne pas trop s’embourber dans son terreau, il m’a semblé intéressant de questionner notre actualité sur sa relation à l’humain, au travers des signaux plus ou moins forts de modifications comportementales. Si l’Humanisme est un mouvement fortement lié à une connotation idéologique de progrès, je ne suis pas certaine que le retour aux sources auquel je fais référence en relève… mais qui sait ?

 L’avenir et les leçons de l’Histoire diront comment qualifier la période que nous vivons…

Pourquoi ce thème ? Depuis l’invraisemblable émergence virale de ce printemps 2020, tout interroge et ce bouillonnement de pensées croisées déstabilise nos concitoyens les plus ancrés dans le réel et son intangibilité rassurante.

Alors, nous voilà aux prises avec des envies d’ailleurs, de passages de frontières hier interdites et de bonnets lancés si fort au-dessus des moulins que les ailes recommencent à tourner et – qui sait demain – à nourrir la terre…

42% des Franciliens, nous dit-on, souhaitent revenir à cette terre : “Revanche des territoires ruraux” comme je l’avais écrit précédemment. On recherche en nous ce qui subsiste de naturel, après avoir tant espéré de la concentration métropolitaine, « du Formica et du Ciné » comme le chantait Jean Ferrat…

.. Alors oui, pourtant, que la montagne est belle…et la campagne, je ne vous dis pas !

Retour aux terres nourricières et à la sérénité

Nous apprenons le sens philosophique de l’existence à partir d’une crise sanitaire qui met la santé, le bien-être, au centre de tout : Principe pourtant individualiste ! Il interroge notre rapport à la mort au travers de cette volonté farouche d’ériger la préservation de la vie en priorité incontestable. La mort est depuis des décennies reléguée aux fonds d’EHPAD invisibles, et depuis cette crise, bouclés et inaccessibles. La mort nous dérange, nous refusons de la voir et préférons laisser mourir nos parents sans accompagnement plutôt que de risquer notre propre vie… Pas très glorieux !

Heureusement voilà qu’émerge çà et là, un frémissement de réflexion existentielle, déstabilisante mais finalement salutaire… Remise en cause de ce meilleur des mondes ?

C’est là que le Grand Berry entre en jeu ! Ici, la source ne s’est pas tarie, les ruisseaux insouciants accompagnent les rêves des enfants et la densité de population permet l’intégration harmonieuse de nombreux prétendants à une vie sereine !

Pays de sources vives, de fontaines claires, de Montaine au Verdier, les eaux nous racontent une histoire…demain la vôtre ?

Retour à la langue d’origine, maternelle, fondatrice, identitaire!

Pour nous qui accompagnons la création d’entreprises, quelquefois de startups (terme recouvrant des réalités bien différentes mais dont la principale caractéristique est de vivre de levées de fonds, plus ou moins longtemps avant de faire l’expérience de la réalité du marché), nous constatons que l’exaltation des startups week-end et autres pitch n’go s’est un peu tarie… Effet COVID sans doute mais pas que…

Juste une impression : moins de noms anglais ou anglicisés de nouvelles entreprises. Comme si « ras le bol » de l’apparence et qui plus est de l’apparence transgressive, disruptive. Comme si on pouvait être différents et en même temps d’ici !

Moins de noms anglais dans les textes, et même sur les réseaux sociaux quelques traces d’humour relevant l’inexactitude, l’inadéquation de certains termes, le ridicule de certains abus de langage grand-breton…

C’est un début ! Je rêve d’une communauté résistante et militante qui donne envie de revenir à l’utilisation du Français toutes les fois où il est possible de le faire. Et, vous savez, les mots s’y prêtent, pour peu qu’on les écoute, les chérisse, les élève, autant qu’ils nous élèvent !

Alors, HUBTECH me direz-vous ? Oui, je l’avoue, il y a 5 ans lors des premières étapes de la conception avec l’équipe de défricheurs mal « déberdinés » comme on dit en Berry, nous sommes tombés dans le panneau, sans utiliser le frein moteur ! mais très vite, nous avons indiqué que le cœur de la plateforme était « La Place de Village », avec un joli dessin de Roméu Martins qui ne laisse aucun doute sur l’ancrage local et sur la culture de proximité !

Bien sûr le parallèle entre l’envie de revenir à un autre mode de vie et l’envie de retrouver le plaisir des mots, de notre langue naturelle, si belle, qui a construit notre pensée, envie d’en restaurer la vigueur, ce parallèle peut sembler artificiel…

Il trouve pourtant sa source dans nos observations et expériences quotidiennes. Il sera facile de les mettre en perspective… à l’épreuve du temps, celui des sourcières berrichonnes !

Anne-Lucie Clausse
Fondatrice et animatrice chez HUB TECH Centre Val de Loire

Commentaires 3

  1. PREPOIGNOT Yves

    Vivement le retour aux sources pour retrouver l’es inter actions qui vous manques réellement. Voici des graines d’espoir pour fertiliser le terroir pour fermer germer les initiatives futures.

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