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Centre Hospitalier George Sand : lieu de rencontre entre histoire et innovation

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Centre Hospitalier George Sand : lieu de rencontre entre histoire et innovation

Site de Bourges


L’année prochaine, le Centre Hospitalier George Sand fêtera les 130 ans de l’accueil familial thérapeutique basé à Dun-sur-Auron. En octobre dernier, le premier espace accueil-détente de France pour les soignants a été inauguré sur le site de Bourges. Pour Alexis JAMET, Directeur : « Si je devais présenter le Centre Hospitalier, je dirais qu’il y a toujours un lien entre une riche histoire et la volonté d’innover ».

« George Sand compte parmi les 200 établissements les plus grands de France »

« L’histoire propre de l’établissement pourrait laisser penser qu’il s’est laissé emmener au fil des décennies, mais il a toujours été dans le mouvement. Le Centre Hospitalier est en réalité très jeune. La fusion des différents sites de Chezal-Benoît, Dun-sur-Auron et Bourges ne date que du 1er janvier 2003.

Historiquement, le Docteur MARIE de l’hôpital Sainte-Anne à Paris, s’est installé à Dun pour expérimenter la prise en charge de patients au sein de familles. Aujourd’hui, l’accueil familial thérapeutique du Centre Hospitalier représente 10 % des lits en France et toujours avec les mêmes valeurs qu’il y a 130 ans : ouverture, inclusion et bienveillance.

1 300 agents au total travaillent sur les trois sites et dans une trentaine d’implantations, dont les accueils de jour. George Sand compte parmi les 200 établissements les plus grands de France avec 1 100 lits et places. C’est un établissement avec une vocation sanitaire et médico-sociale et un acteur économique de santé incontournable avec, par exemple à Dun-sur-Auron, 120 familles rémunérées qui accueillent des patients.

Avec la fusion des sites, c’est désormais le même établissement qui gère l’ensemble de la spécialité psychiatrique dans le Cher. À savoir que les deux cantons d’Issoudun sont aussi rattachés au Centre Hospitalier.

Nous ne travaillons pas seuls, mais en lien avec le Centre Hospitalier Jacques Cœur de Bourges et ceux de Saint-Amand-Montrond, Sancerre et Vierzon. Nous collaborons étroitement au sein du Groupement Hospitalier de Territoire sur de grandes fonctions telles que l’informatique, les achats, l’information médicale et la formation du personnel.

« Nous ne pouvons plus travailler comme avant »

Nous avons tiré les conséquences des répercussions de la crise liée au COVID 19 sur nos patients et nos équipes.

La mise à disposition d’un espace détente et de retrait pour nos soignants, accessible 24h/24h, peut paraître anecdotique. Bien au contraire, il est l’expression d’une forte conviction : nous ne pouvons plus travailler comme avant. Ce lieu est désormais une des singularités de notre établissement. C’est un « outil » de plus pour ceux qui ont envie de décompresser, de se poser, de faire une activité physique ou de se détendre avant ou après le travail. À mi-chemin entre vie professionnelle et vie personnelle, cet espace peut être le point de départ d’autres actions comme une conciergerie ou encore des dépôts de paniers de fruits et légumes. Si ce lieu de détente fonctionne bien, il essaimera sur les sites de Dun-sur-Auron et de Chezal-Benoît.

Toujours dans le cadre de l’après-crise, nous avons le projet de développer la télémédecine, même si le contact reste un élément fort de la discipline de psychiatrie. Nous avons le devoir d’offrir des soins continus de qualité et la technologie va nous y aider.

Nous travaillons aussi actuellement à une nouvelle organisation pour pouvoir accueillir les premiers infirmiers de pratique avancée (IPA) qui seront prochainement diplômés. Il faut saisir cette opportunité motrice et novatrice, pour ne pas nous replier sur nous-même.

« Des signaux encourageants »

Récemment, l’établissement a fait l’objet de deux certifications délivrées par la Haute Autorité de Santé et le Contrôleur Général des lieux de privation de liberté. Les deux contrôles ont donné satisfaction avec de bonnes cotations. Nous sommes conformes et dans une dynamique avérée. Ils ont remarqué nos points forts et notamment relevé qu’il était assez rare de voir un établissement où l’on pouvait accéder et circuler aussi librement.

Nous avons aussi été primés à plusieurs reprises pour le développement de nos projets dont des équipes mobiles : « Précarité et psychiatrie » et pour notre projet « Passage » (ndlr : entre l’âge adolescent et l’âge adulte pour les jeunes qui sont sur le cheminement de la maladie/des troubles).

Notre établissement rencontre des difficultés de recrutement de psychiatres et infirmiers, malgré tout ce qui est fait (Ndlr : bourse d’étude pour les étudiants infirmiers, statut de fonctionnaire dès l’entrée, le logement libre…). Cependant, nous avons accueilli récemment 6 internes, car le bouche à oreille fonctionne bien et notre tutorat et notre accompagnement sont très appréciés. Le souci, c’est de les garder, mais, très récemment et pour la première fois, une médecin psychiatre à fait le choix de son premier poste chez nous.

Ce sont des signaux encourageants et toutes ces circonstances favorables nous permettent d’aborder les années avenir avec une certaine sérénité. Mais, ces équilibres sont très fragiles : il suffit qu’un ou deux médecins changent d’horizon pour tout remettre en cause.

L’attractivité reste au centre de toutes nos actions. Tout le monde en parle et y va de son conseil. Pour ma part, je suis convaincu que, pour nous distinguer, nous devons proposer et développer tout un écosystème d’éléments fédérateurs. »

 

CENTRE HOSPITALIER GEORGE SAND

Établissement intercommunal de santé mentale du Cher (18)

02 48 66 52 52

www.ch-george-sand.fr

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Jennifer ROUMET, Artécrire, pour HUB TECH Cvl